Femme et entrepreneuriat, une piste de départ.

L’entrepreneuriat, le nouveau droit de vote ?

Selon le gouvernement, le nombre de femmes se lançant dans l’entrepreneuriat a doublé entre 2012 et 2015. Mais seules 30% des entreprises sont créées puis dirigées par des femmes en 2018.

Pourquoi ? Aucune idée. Enfin si, un peu quand même. Comment penser avoir les armes pour créer une entreprise quand on sait qu’une femme n’a le droit d’ouvrir un compte en banque, depuis 54 ans seulement ? Comment imaginer devenir PDG alors que le droit de travailler sans l’autorisation de son mari ne date que de 1965 ? Autrement dit, nous avons été éduquées par des femmes (nos mères et nos grands-mères) sans droit. 

Avez-vous déjà regardé un bébé ? Sa manière de reproduire à l’identique les gestes de ses parents ? Cela s’appelle le mimétisme et c’est considéré par certains comme un mécanisme fondamental du comportement humain. En d’autres termes, c’est inné.

Alors si l’on entend parfois qu’être une femme dans l’entrepreneuriat serait un atout remarquable, un peu comme une boule jaune au milieu de boules noires, il ne faut pas minimiser cet environnement dans lequel nous avons grandi. Cet héritage qui, s’il ne doit pas s’ériger en confortable excuse, n’en est pas moins une réalité. Le nier serait davantage une faiblesse qu’un atout car il faut être consciente de son bagage, tout comme de ses forces et ses faiblesses.

L’entrepreneuriat, c’est notre droit. Celui dont nous seule pouvons décider de la date, pour marquer (notre) histoire.