Girls Next épisode 14 : Laura

Laura est membre de la communauté du FCC Toulouse.
À la sortie de ses études, elle avait un idéal… bien loin de ce qu’elle idéalise aujourd’hui !

Laura a 31 ans et elle vit à Albi, là où elle est née. Elle est chargée de communication et marketing dans une cave coopérative du Gaillacois. Après des études en économies et marketing, elle a longtemps cherché le boulot de ses rêves, ce qu’elle apparentait à l’époque à travailler dans une grosse entreprise, au sein d’un vrai service marketing, inévitablement organisé en open space, avec des réunions tout le temps, des rendez-vous à n’en plus finir…

Mais finalement, la vie l’oriente vers autre chose. Un peu par hasard, elle trouve ce poste dans le milieu viticole. Au début, elle a du mal à dire aux gens qu’elle « n’est que » chargée de communication après tant d’années d’études (Bac +5). Elle associe ce poste à une sorte d’échec, sans doute parce qu’elle s’est construit une forme d’idéal, une image de la réussite dont ses copines semblent plus s’approcher qu’elle.

En fin de compte, Laura mesure aujourd’hui la qualité de vie que ce boulot lui offre : des horaires cool, une semaine sur 4 jours et ½ et la chance de pouvoir profiter pleinement de ce qu’elle considère être sa vraie sa vie de femme et non de salariée. Elle voit ses copines, va au ciné, au théâtre, danse 4 fois par semaine, et depuis deux ans, s’occupe de son fils sans contrainte une fois sortie du travail.

En y regardant de plus près, Laura se dit que ses études l’ont convaincue qu’être une working girl avec une forte ambition professionnelle était la marche à suivre. Alors qu’en fait… pas tu tout. Il lui a suffit de prendre conscience de cela pour l’accepter et s’épanouir au travail en ne se mettant plus de pression.

Ce que Laura rêverait de faire, c’est ouvrir un café dans sa ville. Un lieu chaleureux, de rencontre et d’échange où l’on viendrait comme chez des amis, pour rattraper le temps perdu autour d’un café ou d’un thé. Elle imagine cet endroit comme un point de repère pour les gens qui partent et un point d’attache pour ceux qui restent. Laura aimerait aussi que ce café permettent aux femmes qui n’osent pas (comme elle) d’oser, de permettre à des artistes peintres d’exposer leur peinture, à des photographes de prendre leur plus beaux clichés, à des chanteuses de venir faire une pause musicale…

Quelque chose d’encore différent de son idéal de jeune diplômée en somme.

 

Une réussite : Celle d’être maman. Mon fils, Léon m’a permis d’avoir confiance en moi. J’ai appris à me surpasser, à m’ouvrir davantage aux autres… Je me suis également rapprochée de mes parents qui sont des grands-parents géniaux, de mon amoureux que je re découvre et qui fait un papa merveilleux.

Un échec : Pas d’échec, j’ai compris toute seule, qu’il n’y avait pas réellement d’échecs, ce que tu vis comme un échec à une période donnée, est en fait une motivation pour faire mieux. On peut se tromper.

Une peur : Celle de partir trop tôt, de ne pas laisser de souvenirs assez marquants de moi à mon fils notamment, qu’il m’oublie… Que les gens en général, m’oublient !

Une habitude : celle de faire des listes pour tout et n’importe quoi. J’ai d’abord commencé par faire une liste de mes habitudes pour répondre à cette question !
Une fois que j’ai barré des tâches sur ma liste, je refais une nouvelle liste avec ce qui reste à faire et ainsi de suite …

Une manie : Passer l’aspirateur tout le temps, je dégaine mon aspirateur avant que la miette aie touché le sol.

Une héroïne : Anne Teresa de Keersmaeker. Pour sa réussite de chorégraphe dans un monde, encore beaucoup trop dominé par les hommes et où les femmes sont trop peu représentées et reconnues pour leur travail. ATK a su imposer son style et ses chorégraphies sont inspirantes et intemporelles.

Un livre : « Métaphysique des tubes » d’Amélie Nothomb, lecture imposée par ma prof de français de seconde, c’est LE livre qui m’a réconcilié avec la lecture. Depuis j’ai bien sûr dévoré (entre autre) tous les romans d’Amélie Nothomb et j’adore noter et décortiquer les petites phrases un peu barrées mais toujours vraies de ses livres.

Une musique : « Again » de Archive, cette musique je l’écoute depuis le lycée. Plus de 11 minutes de musique qui me font passer par toutes les émotions : tristesse, joie, amour, peur, force… c’est indescriptible l’effet de cette chanson.

 

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Un portrait signé Sophie Astrabie.