Les femmes entrepreneuses sont vraiment des gens bien.

Aujourd’hui 39% des entreprises françaises sont créées, puis dirigées, par des femmes. Un chiffre encore en dessous du seuil d’égalité mais en constante progression depuis trente ans. En effet, en 1987, les femmes ne créaient que 29% des entreprises. En 2000, ce nombre atteignait 33% des créations.

Si on se penche sur les chiffres de la création des start-up, on ne trouve que 30% de femmes.

Entre les femmes et les hommes, il y a beaucoup de différences. Entre les femmes et les hommes entrepreneurs aussi.

Par exemple, le taux de rejet de crédit demandé par des créatrices d’entreprises est de 4,3%, quand il est de 2,3% pour les hommes, soit quasiment la moitié.

La levée de fonds moyenne pour une startup dirigée par une femme est de 1,8 million d’euros, contre le double (3,5 million d’euros) pour les startups créées par des hommes.

Une autre différence non négligeable, les femmes sont présentes dans des secteurs bien spécifiques comme la santé humaine et l’action sociale (75 %), les services à la personne (70 %) ou l’enseignement (50 %). Autrement dit, l’entrepreneuriat au féminin est tourné vers les autres. 

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas eu besoin de ces chiffres pour me rendre compte que bien souvent, nombres des entreprises créées par les femmes ont pour but d’améliorer le monde.

Les femmes aux commandes d’une entreprise sont souvent engagées et n’ont pas seulement un objectif auto-centré. En somme, les femmes entrepreneuses sont des gens biens.

Voici quelques exemples d’entreprises qui nous rendent fières de faire partie de ces 50% de la population.

 

  • Lisa Gachet, créatrice de Make my Lemonade.

Lisa a 31 ans et si elle a débuté par un blog de Do it Yourself, elle est aujourd’hui la fondatrice de la marque de vêtements Make my Lemonade, vendue en ligne ainsi que dans sa boutique parisienne.

Pourquoi parler d’elle ? Parce que Lisa a été l’une des premières à ne pas retoucher les photos de ses shootings, bien avant que les grandes enseignes ne s’y mettent. Elle l’a fait par conviction et il fallait oser. Oser faire les choses différemment et changer (un peu) le monde ou du moins, sa vision. Si Lisa prend pour modèles des femmes physiquement différentes (couleur de peau, morphologie, etc.) dans sa dernière campagne, elle franchit une nouvelle étape, en choisissant pour modèle, une femme plus âgée. C’est tout simple, mais c’est comme ça. La vieillesse des femmes est tabou et il est rare de voir des femmes de plus de 50 ans, sans retouche, poser pour la mode.

 

  • Lucie Basch, fondatrice de Too good to go France.

Sa start-up croît à une vitesse folle et s’est déployée dans 8 pays en moins de deux ans.

Le concept ? Une application qui lutte contre le gaspillage alimentaire. D’un côté, un commerçant avec des invendus sur les bras en fin de journée, de l’autre, un consommateur prêt à acheter un « panier surprise » concocté par celui-ci. Une win-win situation comme on dit.

La bonne nouvelle de la semaine, c’est que Too Good To Go vient d’annoncer avoir signé un partenariat avec le groupe Elior, géant de la restauration collective, afin de permettre aux consommateurs des restaurants d’entreprises de récupérer les surplus alimentaires du déjeuner.  Lorsqu’on sait que le groupe sert chaque jour en France près d’1,4 million de repas et qu’en restauration collective, ce sont près de 10 % des repas qui terminent chaque jour à la poubelle… précise Frédéric Galliath, directeur général du marché entreprises d’Elior France, c’est une très bonne nouvelle de la semaine.

 

  • Inès Leonarduzzi, fondatrice de Digital for the Planet

Digital for the Planet est une initiative qui vise à réduire la pollution digitale en aidant les entreprises à faire leur transition numérique écologique. En effet, chaque email envoyé puis stocké dans une boîte mail a un impact négatif sur la planète. Aujourd’hui, la pollution numérique produit autant de CO2 que toute l’industrie aérospatiale mondiale.”

L’idée d’Inès,  c’est de mettre au point un écolabel européen qui certifie qu’entreprises et institutions sont bons élèves en matière d’écologie numérique. De plus, l’intégralité des bénéfices de l’organisation est reversé en investissements dans la Cleantech, ces start-ups qui proposent des innovations d’un point de vue énergétique et écologique dans le digital.

 

La liste est encore longue, de toutes ces femmes qui, à travers leurs entreprises, changent l’idée même du commerce. Surtout, chaque jour cette liste grandit. Nos différences sont une force. Prenons le meilleur de notre féminité. Et sublimons-le.