Une femme d’influence.

Et si la femme d’influence, c’était vous ?

Forbes est un magazine économique américain fondé en 1917. Il aura tout de même fallu attendre 100 ans pour le voir débarquer en France et six numéros pour qu’une femme en face la couverture.

Les femmes dans les médias et tout particulièrement dans la presse, on le sait, c’est souvent un problème. En 2016, une analyse de 1 064 articles de quatre des principaux titres de presse français a étudié durant cinq jours la place qu’occupent les femmes dans la presse. Et voici le résultat : dès la première page des journaux, sur l’ensemble des 20 numéros étudiés, on ne compte que 14,2 % de femmes en une. (Or, vous le savez, concrètement, il n’y a que deux genres sur cette Terre.)
Même constat en pages intérieures, lorsqu’une personnalité est citée dans un titre, il s’agit, dans 78,4 % des cas, d’un homme.
Sur les 675 photos de presse présentent dans les articles de cette étude, 550 font figurer un homme.
En ce qui concerne les interlocuteurs des journalistes, Le Parisien et Libération interrogent 73 % d’hommes, Le Figaro 79 % et Le Monde 82 %.

Et si l’égalité, c’était d’abord la visibilité ? Oui, évidemment. 

Mais revenons à Forbes. Cette femme en couverture, c’est Caroline Receveur, influenceuse de 31 ans. Cette couverture, qui l’aurait imaginée, alors qu’en 2019, ce mot n’est pas encore entré dans le Larousse ?
Quoi qu’en disent les réactionnaires, on ne peut pas retirer à cette jeune femme son parcours hors du commun.
Médiatisée grâce à Secret Story en 2008, Caroline Receveur est aujourd’hui à la tête de deux entreprises (Recc Paris – une marque de vêtement et Wandertea – une marque de thés), a publié un livre (No Filter), est devenue égérie de L’Oréal, et est suivie par 3,2 millions d’abonnées sur son compte Instagram.

De Secret Story à Forbes, la voie royale pour une success Story ? Il faut bien reconnaître qu’à la base, non. Ce qui nous fait dire deux choses.

  • La première, c’est « pourquoi pas ? » Pourquoi ne pas y arriver (quand même) en partant du mauvais endroit ?
  • La seconde c’est qu’il ne faut pas prendre de haut les réseaux dits « non traditionnels » car un jour ou l’autre ils le deviennent. Da manière générale la nouveauté est toujours critiquée jusqu’à ce qu’elle devienne une norme. Restez ouvertes à la nouveauté, embrassez-la et surtout… soyez curieuses !